Comment hypnotiser ?

Première partie : informations avant de savoir comment hypnotiser 

 

Avant de répondre à la question de comment hypnotiser, en apparence simple, voici quelques précisions importantes :

  • - Il n’y a pas une, mais des centaines de façons d’hypnotiser quelqu’un. 
  • - On ne peut hypnotiser quelqu’un qui ne le veut pas et encore moins lui faire faire quelque chose qu’il/elle ne souhaite pas.
  • - L’état hypnotique est un état naturel, comparable à l’état où l’on se trouve quand on lit un livre, regarde un film ou un paysage défiler qui capte notre attention et nous fait oublier l’environnement autour de nous.
  • - L’hypnose s’apprend et ne demande aucun pouvoir magique, magnétisme, etc. 
  • - On distingue trois grands courants dans le monde de l’hypnose en France : l’hypnose de spectacle (Mesmer et autre), l’hypnose thérapeutique classique avec des suggestions directes et l’hypnose ericksonienne.

 

Chez Génération Formation nous formons à comment hypnotiser par la méthode Ericksonienne. C’est une approche respectueuse du sujet qui permet d’hypnotiser et accompagner presque tout le monde (hormis les personnes souffrant de pathologie psychotique, thème abordé pendant la formation).

 

Voici cinq clefs essentielles pour que comprendre comment hypnotiser une personne en hypnose ericksonienne :

 

I ) La qualité de la relation :

photo d une relation de qualité en hypnose

Il est primordial de créer un bon rapport avec la personne que vous souhaitez hypnotiser. Pour cela vous devez être bienveillant, rassurant et à son écoute. Avant tout travail hypnotique, vous prendrez le temps de discuter, de définir ces attentes, de repérer ses craintes vis-à-vis de l’hypnose, etc. 

En effet, même si quelqu’un vient de lui-même consulter en hypnose, il peut y avoir une partie de lui qui héberge des craintes d’être hypnotisé ; une des manières de les contourner sera d’utiliser les Possibilités à Choix Multiples

 

Un exemple de rapport de qualité : 

Client : « Je viens vous voir pour arrêter de fumer ». 

Hypnothérapeute : Je comprends que vous ayez envie de ne plus fumer. Parallèlement, qu’en pense la partie de vous qui vous fait fumer ? Que veut-elle ? Que ressent-elle ? Comment communiquez-vous, vous et elle ? etc.

L’idée ici est de créer une bonne relation avec la partie de la personne qui consulte (celle qui veut arrêter le tabac) TOUT EN créant aussi un bon rapport avec celle qui veut continuer de fumer. Car lorsque quelqu’un veut traiter une addiction, il a à la fois envie d’arrêter (sinon il ne consulterait pas) et en même temps besoin de continuer (sinon il aurait arrêté tout seul). Travailler avec le changement, c’est donc travailler aussi avec le non-changement, thème abordé dès les bases de l’hypnose ericksonienne.

 

 

II ) La qualité de vos inductions de transe :

 

Savoir comment hypnotiser implique de savoir comment mettre en transe hypnotique. Il y a plusieurs manières d’induire une transe. La plus efficace ? Celle qui correspond le mieux à la personne en face de vous ! D’où l’intérêt d’en connaître beaucoup et d’être bon pour passer de l’une à l’autre. L’idéal étant d’adapter votre langage différemment pour chaque personne afin qu’elle se sente accompagnée de façon UNIQUE. 

 

Deux exemples d’adaptation : 

a) Si vous décidez d’utiliser mentalement un escalier imaginaire (présenté par exemple comme « l’escalier de l’hypnose », ou « l’escalier de la transe profonde ») celui-ci descendra si vous observez que la tête de votre client penche en avant, mais montera si vous percevez le contraire. Milton Erickson appelait cela l’hypnose utilisationelle : on utilise tout ce que le client fait ou dit.

  

b) Devant une personne qui a besoin d’être guidée et qui nous fait manifestement confiance (cela se voit vite), on pourra tenter : « Pour aujourd’hui, êtes-vous d’accord pour me laisser vous guider là où je pense qu’il serait intéressant d’aller ? » 

Mais si elle n’est pas encore rassurée ou qu’elle aime décider par elle-même : « Que pensez-vous du fait de ne pas rentrer en transe avant que votre esprit profond ne l’ait décidé réellement ? Vous savez bien qu’il est inutile de tirer sur un brin d’herbe pour le faire pousser plus vite alors, si vous preniez tout le temps dont vous avez besoin, à la fois pour tester votre propre manière de rentrer en hypnose, mais, de plus, pour y aller à votre rythme ? »

 

 

III ) Les fusibles :

photo d un fusible à utiliser pour comment hypnotiser

Pour rassurer votre sujet, vous avez tout intérêt à lui permettre (en le disant explicitement, avant ou au début de la mise en transe) :

– d’arrêter la séance à tout moment si besoin, 

– de modifier dans sa tête un mot qui ne lui irait pas,

– d’avoir des pensées pendant la séance, 

– de prendre la parole s’il le veut

– de changer de position à tout moment s’il le veut, 

– de ne prendre que ce qui est intéressant (et/ou respectueux) et de laisser de côté ce qui ne l’est pas, etc.

 

 

IV ) Susciter l’envie :

creer l'envie en hypnose

Lors de l’entretien précédant une séance d’hypnose, il est souvent utile de donner envie d’aller plus loin dans l’expérience. En expliquant par exemple que l’état d’hypnose, même léger, permet souvent de voir autrement nos difficultés et de trouver des solutions originales, qu’en état d’hypnose on a une forme d’intelligence différente, imagée, sensible et plus créative... 

 

Suggestion possible : En hypnose, on a remarqué que très souvent, le fait de régler un problème (symptôme, blocage…) entraîne des conséquences dans d’autres secteurs de la vie ? Le saviez-vous ? Non ? Et bien, si vous demandiez à votre inconscient de deviner dans quel autre secteur de vous-même il va y avoir des ricochets positifs, à quoi pense-t-il en premier ?... 

 

 

V ) Suivre et guider :

Cette notion est importante pour tout hypnotiseur. L’hypnose étant une thérapie de la suggestion, apprendre à hypnotiser quelqu’un va consister à trouver le juste équilibre entre le fait de le « guider » (proposer des options nouvelles, raconter des métaphores, délivrer des messages incluant des solutions cachées…), et le fait de le suivre (rester le plus possible dans son cadre de référence en le suivant dans sa façon de penser, de percevoir la vie, etc.).

Pour certains, on pourra faire des suggestions plus ou moins directes, pour d’autres, il faudra faire preuve de tact et de patience pour que, petit à petit, et parfois… vraiment… petit… à… petit… il vous suive. Tout un art !

 

Conclusion :

Pour savoir comment hypnotiser une personne, il faudra d’abord tenir compte des cinq points ci-dessus. Ensuite, place en salle de cours d’hypnose à la pratique de l’hypnose, car il est impossible de devenir hypnotiseur et encore moins de devenir hypnothérapeute sans une pratique solide, encadrée par des exercices eux-mêmes précédés de véritables démonstrations d’hypnose en direct. Apprendre à hypnotiser une personne deviendra un plaisir et, quand vous maîtriserez la partie technique et linguistique que vous allez apprendre en cours d’hypnose, vous pourrez hypnotiser quasiment tout le monde…

 

 

Deuxième partie : « savoir hypnotiser » et « devenir hypnotiseur » sont deux choses bien distinctes

 

Maintenant que nous avons vu les prérequis indispensables pour savoir comment hypnotiser une personne, abordons, de manière plus large, comment devenir hypnotiseur ou hypnothérapeute.

Il y a en effet une grande différence entre « savoir hypnotiser » et « devenir hypnotiseur ». 

 

Si un hypnotiseur est quelqu’un qui pratique l’hypnose, souvent dans des soirées ou « pour s’amuser », on utilise plutôt le vocable d’hypnothérapeute si cette pratique a lieu dans le cadre de la relation d’aide. Un hypnothérapeute va intervenir dans de nombreux domaines : problèmes de sommeil, l’hypnose pour l’arrêt du tabac, la confiance en soi, l’hypnose pour maigrir, la gestion des émotions, etc. Le champ d’action du hypnose est très vaste. D’ou l’importance qu’un praticien en hypnose connaisse bien ses limites, qu’elles soient techniques humaines et déontologiques.

Si votre objectif est de savoir comment hypnotiser une femme (ou un homme) pour mieux la/le séduire, nous ne vous aiderons pas dans cette direction, car pour nous, hypnotiser quelqu’un n’est pas prendre le pouvoir sur lui, mais au contraire lui permettre d’avoir plus de pouvoir lui sur lui (elle sur elle même) !

Pour savoir comment bien hypnotiser, le futur hypnotiseur devra bien sûr suivre une bonne formation d’hypnose. Mais aussi posséder (ou renforcer) des qualités d’écoute, de patience, d’observation et (surtout) de bienveillance, de respect, et de non-pouvoir sur une personne. En effet, se faire hypnotiser suppose que l’on fasse confiance à son praticien et si celui-ci la trahie, cela est grave.

La question du « pourquoi hypnotiser » ou « pourquoi devenir hypnothérapeute » devrait donc se poser avant celle de « comment hypnotiser ». Une fois que l’on sait pourquoi on désire devenir hypnotiseur, et que l’on peut partager nos raisons à nos proches sans qu’ils ne tiquent, on pourra alors explorer les propositions de formation d’hypnose afin d’apprendre à hypnotiser.

POURQUOI DEVENIR HYPNOTISEUR EST PLUS IMPORTANT

QUE COMMENT HYPNOTISER !

 

Si vous savez consciemment pourquoi vous voulez devenir hypnothérapeute, et que vos réponses profondes sont motivantes, alors vous serez motivé pour apprendre hypnose de différentes manières, avec différentes personnes et différentes demandes. Ce n’est ni spécialement facile d’hypnotiser quelqu’un, ni surtout très utile si, une fois qu’il est hypnotisé, vous ne savez ni quoi faire ni quoi dire !!

« Comment hypnotiser » nécessite donc de répondre à deux compétences : savoir mettre quelqu’un en transe et savoir quoi faire une fois que l’on a réussi à le mettre en transe hypnotique !

 

Troisième partie : législation sur la pratique de l’hypnose

En France, la pratique de l’hypnose n’est pas réglementée. Si vous n’avez pas le droit de manipuler les vertèbres cervicales de quelqu’un si vous n’êtes ni médecin ni ostéopathe diplômé d’État, vous avez le droit d’hypnotiser quelqu’un lors d’une soirée ou chez vous. Si le titre de « psychothérapeute » est défini et réglementé (mais pas la pratique de l’hypnose), celui d’hypnothérapeute ne l’est pas encore. N’importe qui peut donc prétendre devenir hypnotiseur ou hypnothérapeute et indiquer sur une plaque professionnelle : hypnotiseur, praticien en hypnose, hypnopraticien ou encore hypnologue. D’où la méfiance, à juste titre, du grand public et des médias et l’intérêt de suivre une formation sérieuse. 

Chez Génération formation, nous délivrons le titre d’hypnothérapeute qu’après seulement 70 jours de stage ! Ce qui ne veut pas dire qu’il faille 70 jours pour savoir comment hypnotiser, mais qu’il faille une formation solide pour prendre en charge des personnes qui peuvent par ailleurs avoir une pathologie, d’où l’extrême importance de se former parallèlement en psychopathologie (inclus dans les 70 jours).

S’il n’y a pas d’obligation légale de suivre une formation d’hypnose pour devenir hypnotiseur, une solide formation est évidemment indispensable. On ne s’improvise pas hypnotiseur par envie ou parce que l’on a envie de captiver son auditoire ! Une formation vous apportera théorie, pratique, expérience, échanges, feed-back, exercices à faire à la maison… rendant légitime votre pratique future. La question n’est donc pas « comment devenir hypnotiseur » mais « comment devenir hypnotiseur » de façon sérieuse et professionnelle.

Il existe un grand nombre d’écoles, d’universités ou d’instituts qui font publicité de telle ou telle formation d’hypnose. Il convient de vous informer le plus complètement possible tant sur la qualité du formateur (à notre avis LE critère n° 1) que sur le contenu réel des cours d’hypnose proposés. Les différences sont parfois nombreuses et les niveaux inégaux. Sachez par exemple qu’il existe des formations en hypnose classique, hypnose ericksonienne, hypnose humaniste, hypnose de spectacle. 

 

Quatrième partie : À la question de « comment hypnotiser ? » la réponse est : « en faisant une formation d’hypnose ! »

photo representant l aprentissage de comment hypnotiser

Pour apprendre rapidement comment hypnotiser, une des manières les plus simples est de se faire hypnotiser soi-même. Rien de tel que de vivre les choses de l’intérieur pour mieux les comprendre. 

Ensuite, tentez de trouver quelques vidéos d’hypnose sur Internet.

Enfin, si vous vous sentez prêt à explorer en long en large et en travers cette question de « comment hypnotiser », inscrivez-vous à une formation d’hypnose ! 

La plupart des instituts sérieux proposent des formations d’hypnose scindées en plusieurs sessions ou « modules », étalés sur un ou deux ans. En général chaque module correspond à un niveau de la formation, niveaux qui, chez Génération Formation, se découpent ainsi : 

 

1 — les bases de l’hypnose : 4 jours 

Vous découvrirez là comment hypnotiser avec quatre techniques différentes, toutes permissives et indirectes : la mise en transe utilisationelle, la technique 41, 32, 23, 14, les histoires et suggestions pour induisent une transe, ainsi que les Possibilités à Choix Multiples

 

 2 — le praticien en hypnose : 8 jours de plus

Dans un premier temps, vous découvrirez comment hypnotiser de manière plus directive, et lorsque vous saurez comment mettre les gens en transe hypnotique, vous passerez au deuxième stade de l’apprentissage de l’hypnose apprendre à savoir quoi faire lorsqu’ils sont en transe ! Ici, on parle de la partie thérapeutique de l’hypnose, bien plus importante que de savoir hypnotiser quelqu’un juste pour le plaisir de le mettre en état modifié de conscience.

 

 3 — le maître-praticien en hypnose : 12 jours de plus

Là, trois formateurs réputés vous enseigneront les techniques avancées de l’hypnose, ainsi que les prescriptions de tâches, afin que vous soyez capables de créer des séances d’hypnose non seulement puissantes, mais adaptées à chaque personne. Ce niveau de maître-praticien est en rapport direct avec « comment devenir hypnothérapeute » ou comment devenir hypnotiseur, car, pour rappel, et nous insistons fortement là-dessus, il y a une très grande différence entre « savoir comment hypnotiser » et « être hypnotiseur ».

 

Pour passer au niveau 2, le prérequis sera d’avoir validé le niveau 1 et ainsi de suite.

Ces modules sont souvent espacés d’un mois, ceci pour prendre le temps d’assimiler (la formation est dense et intense !) et pour pratiquer et s’exercer entre chaque module.

La formation d’hypnose apporte une partie théorique, mais la partie pratique est primordiale : apprendre comment hypnotiser une personne demande de l’expérimentation, en connexion avec la personne hypnotisée. Rappelons ici l’importance des qualités humaines nécessaires pour mener à bien une séance d’hypnose. L’écoute, l’observation, la bienveillance, le non-jugement ne s’improvisent pas tant que cela, on peut toujours apprendre à être plus respectueux et à ne pas imposer son modèle de pensée !... Ce sont des attitudes inhérentes à la démarche du « comment devenir hypnotiseur » de façon respectueuse et professionnelle.

 

Cinquième partie : comment hypnotiser, et après ?  

photo d un cadenas ouvert representant apres savoir comment hypnotiser

Muni de son précieux et indispensable sésame, l’étape « comment devenir hypnotiseur » validée, le nouvel hypnopraticien va se lancer dans l’aventure. Ce qui veut dire, en clair, qu’il va choisir les modalités de l’exercice de son activité.

Le plus courant est d’opter pour la pratique dite libérale en ouvrant un cabinet privé. L’hypnose peut également s’exercer en milieu médical ou en centre de soins, mais bien souvent ces postes sont logiquement réservés aux personnels médical ayant suivi eux-mêmes une formation d’hypnose.

L’épineux sujet du tarif est une étape souvent délicate à passer : une rapide étude des prix déjà appliqués par les confrères reste la piste de base. Ensuite, l’hypnotiseur devra trouver son propre tarif, celui avec lequel il se sent à l’aise, sans toutefois se sous-évaluer. 

N’oubliez pas, enfin, que sur le tarif demandé seront retenues des charges et qu’un des objectifs est de pouvoir dégager un revenu correct, notamment pour poursuivre tout au long de sa vie des stages afin de continuer à s’améliorer constamment.

Le statut : plusieurs choix sont possibles. De la micro-entreprise (auto-entrepreneur), à l’indépendant libéral, la SARL ou le portage salarial, l’hypnotiseur a un choix assez vaste. Sa décision dépendra surtout de la fiscalité inhérente au statut, et ce en fonction des revenus qu’il envisage d’avoir. Il faut donc bien réfléchir même s’il est souvent possible de modifier ce statut au fur et à mesure de l’évolution de l’activité. Toutes ces notions sont abordées dans le stage « aide à l’installation ».

 

Voilà quelques éléments de réponse à la question « comment hypnotiser ».

Vous aurez compris que devenir hypnotiseur ne peut être une lubie, mais doit d’abord répondre à l’envie de travailler dans la relation d’aide et de faire de l’hypnose un outil précieux pour la mener à bien. Apprendre l’hypnose est un cheminement personnel impliquant, dont on retire des enseignements qui vont bien souvent au-delà du seul apprentissage de la pratique de l’hypnose.

Devenir hypnotiseur, quelque part, c’est devenir une meilleure personne, plus consciente, sensible et ouverte qu’avant. 

Cela vous tente ?

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